Attrait de zds pour les auteurs

et particulierement la monétisation de ceux-ci

a marqué ce sujet comme résolu.

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Salut Dominus,

Tu as fait un beau résumé ! Je rebondis juste sur :

Dans le cas d'un passage par l'assoc, il y aurait contrat avec l'auteur, donc avec les parents de l'auteur s'il est mineur.

Le contrat d'édition est l'un des rares (seuls ?) contrats Français qu'un mineur doit signer lui-même, sans passer par son représentant légal.

ZdS pourrait prendre ta troisième idée (le financement de l'édition papier) mais donner une partie – ou la totalité – des sommes perçues via la vente du livre à l'auteur, sous forme de droits d'auteur (déclarations sociales à l'AGESSA pour ZdS, déclaration impôts "traitement et salaire" pour l'auteur). Le versement de droits d'auteur à un mineur est possible sans que les représentants légaux interviennent. C'est pratique pour une fois.

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Sauf qu'il ne serait pas question d'un contrat d'édition : dans celui-ci, l'éditeur devient titulaire exclusif de tout ou partie des droits patrimoniaux d'auteur.

Le contrat auquel je pense serait différent en fonction de la licence sous laquelle le texte est publié.

  • Pour tout ouvrage publié sous une licence qui autorise l'utilisation commerciale de l'œuvre par un tiers (CC-BY, CC-BY-SA, CC-0, Art Libre, BiPu, BiPu N), l'association n'a pas besoin de passer un contrat avec l'auteur : c'est la licence elle-même qui autorise l'assoc à publier l'œuvre sous forme imprimée et à la vendre, l'auteur ne peut pas s'y opposer. En revanche, l'assoc et l'auteur peuvent passer un accord pour que le bouton de don présent sur la page de son tuto soit destiné exclusivement à une telle utilisation.
  • Pour un ouvrage publié sous une licence qui autorise la diffusion mais pas l'utilisation onéreuse par un tiers (CC avec une clause NC, BiPu E, Bipu G), le contrat consiste à autoriser l'assoc à faire cette diffusion onéreuse et à déterminer la rémunération de l'auteur et celle de l'assoc dans l'affaire : on est en présence d'un contrat dit « à demi », vu que l'assoc seule fait un apport financier à l'opération.
  • Pour un ouvrage publié sous une licence qui permet les utilisations onéreuses mais non les utilisations commerciales (BiPu L, BiPu S), le premier paragraphe s'applique dans le cas d'une vente à prix coûtant et sans rémunération de l'auteur, le deuxième dans les autres cas.
  • Pour un ouvrage publié sous une licence qui n'autorise pas la reproduction de l'œuvre par des tiers (tous droits réservés, BiPu 0), le contrat est similaire à celui du deuxième paragraphe mais doit en outre concéder un droit non exclusif à la diffusion de l'œuvre.

En tout état de cause, il s'agit de contrats classiques, qu'un mineur ne peut donc pas signer seul.

#JeSuisGrimur #OnVautMieuxQueÇa

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Auteur du sujet

C'est cool je vois qu'on avance sur le sujet.

Avant de parler contrat, a titre personnel, je vois deux possibilités :

  • on (le site, l'asso) ne fait que de l'assistance : on fournit des ebook ou pdf tout prêt, voir des outils pour les personnalisé voir les formats intermédiaire (ex: on peut fournir les sources latex généré) + on fait de la "pub" sur le site pour le contenu publié ailleurs (ex: un bandeau "l'auteur propose se cours en version papier" + lien vers l'éditeur). Cette solution a le gros avantage d'être simple pour nous, nous ne sommes pas intermédiaire financier ni lié par contrat. On ne fait qu'aider l'auteur a se faire publier ailleurs.
  • on sert d'intermédiaire en tant qu'éditeur ou intermédiaire. C'est la solution qui est probablement la plus sympa pour l'auteur puisque on sert d'intermédiaire pour lui simplifier la vie. Cependant je doute que l'asso est actuellement les reins pour ça.

Dans tous les cas le but de l'asso est d'inciter le partage de l'information et si possible aider les auteurs. L'asso n'est pas là pour brasser de l'argent. Si on peut l'éviter, tant mieux. On peut cependant envisager des partenariat pour faciliter le travail de tout le monde.

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De facto, ZdS prend déjà en charge une partie du rôle d'éditeur : la validation sélectionne les œuvres publiables ou non, et les bénévoles (membres de l'assoc ou pas) contribuent à corriger et améliorer les tutos, soit par leurs remarques et conseils, soit en devenant carrément coauteurs.

Si ZdS décide de faire un partenariat (même non formalisé) avec Libri Editores (ou un équivalent, mais il faut que ce soit une assoc), on peut imaginer une solution intermédiaire.

  • L'auteur produit le contenu, décide de la publication papier, demande à avoir une interface de don, choisit les modalités de diffusion de son bouquin, choisit les modalités de financement de la publication.
  • ZdS fait le travail en amont de sélection des œuvres publiables, offre les outils de génération de PDF et autres formats, intègre les outils de dons dans les pages adéquates, fait de la pub pour les œuvres publiées sous d'autres formats, dirige les auteurs vers Libri Editores.
  • Libri Editores s'occupe de la publication proprement dite (impression, déclaration, si besoin diffusion1), conseille les auteurs de ce point de vue-là, est conçue pour brasser de l'argent et peut donc recevoir des dons destinés à financer la publication de tel ou tel bouquin.

De cette manière, chacun reste dans son domaine de compétence et seule Libri Editores manipule de l'argent et passe des contrats.


  1. Je dis « si besoin », parce que Libri Editores laisse la possibilité aux auteurs d'assurer eux-mêmes la diffusion de leur livre, et donc de payer moins à LibEd. 

#JeSuisGrimur #OnVautMieuxQueÇa

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on (le site, l'asso) ne fait que de l'assistance : on fournit des ebook ou pdf tout prêt, voir des outils pour les personnalisé voir les formats intermédiaire (ex: on peut fournir les sources latex généré) + on fait de la "pub" sur le site pour le contenu publié ailleurs (ex: un bandeau "l'auteur propose se cours en version papier" + lien vers l'éditeur). Cette solution a le gros avantage d'être simple pour nous, nous ne sommes pas intermédiaire financier ni lié par contrat. On ne fait qu'aider l'auteur a se faire publier ailleurs

Je pense vraiment que c'est la meilleure option. Ainsi, l'auteur n'est pas limité par un partenariat officiel ou non entre ZdS et un éditeur donné. Celui qui désire se faire éditer par Libri Editores, par l'Institut Pandore ou par un éditeur "majeur" comme Eyrolles, il le peut.

L'un des points essentiels de ZdS qui fait que les auteurs apprécient aussi le site, c'est que l'on ne retient aucun droit et nous n'agissons pas pleinement (même s'il y a un process de validation) en tant qu'éditeur (pas d'exclusivité des droits, pas de clauses contractuelles restrictives). Il est clairement inscrit dans nos CGU que ZdS dispose de droits non exclusifs sur l'oeuvre. Personnellement, je trouve que permettre à l'auteur X de se faire publier en livre (électronique ou papier) seulement chez un ou X éditeurs avec le(s)quel(s) on aurait un partenariat serait un peu limiter indirectement les possibilités pour l'auteur.

Bref, à mes yeux, ZdS peut simplifier et faciliter le travail de l'auteur mais ne devrait pas être partie au contrat, de sorte que celui qui désire se faire éditer et avoir un peu de sous puisse le faire sans que ça n'entre en conflit avec la philosophie de Zeste de Savoir (et comme on n'est pas partie au contrat et que nous bénéficions de l'antériorité, un éditeur peu scrupuleux ne pourrait rien faire). Oui, s'il y a bien une chose que j'ai appris en tant que juriste, c'est qu'il faut tenir compte des risques éventuels inhérent au fait que l'on est partie au contrat. Fort heureusement, quand on est pas partie au contrat, on n'est guère soumis à ces problèmes. ;)

Édité par Arius

Auteur du sujet

Perso c'est l'option qui me semble la plus logique mais ça n'empêche pas d'avoir un contact direct entre zds et le ou les asso "editidrices" afin de faciliter la vie des auteurs ou partager l'avis des staff sur le contenu. Bref je pense aussi que zds ne devrait pas être partie prenante des contrats mais je pense qu'on peut rentrer en contact en amont avec les assos, ne serait ce que pour voir ce que les éditeurs on besoin pour bien faire le travail (format, etc.)

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Je précise à toutes fins utiles : le montage que je propose avec Libri Editores n'a pas à avoir le moindre caractère d'exclusivité. Il s'agit simplement d'une possibilité qui serait offerte aux auteurs. Son intérêt est double. Premièrement, Libri Editores ne s'oppose à aucune publication qui soit légale, contrairement à une maison d'édition qui avance les frais (Framabook, Institut Pandore, De Gruyter, etc.), et elle n'est pas la seule à faire cela, c'est le fonctionnement de tous les éditeurs à la demande (In Libro Veritas, lulu, etc.). Deuxièmement, Libri Editores est une assoc et peut donc recevoir des dons contre la promesse de les affecter à une publication donnée, contrairement à n'importe quelle maison d'édition qui aurait la forme juridique d'une société, dons qui ne seraient taxés en rien.

Seulement, pour qu'un tel système se passe bien, il faut que ZdS voie le projet d'un bon œil (pour l'intégration dans les tutos qui le voudraient du bouton de don), et en outre que l'on se mette d'accord sur le rôle de chacun. Sans pour autant avoir à signer un contrat qui serait trop contraignant pour tout le monde : c'était bien l'idée derrière le montage que je proposais, que ZdS ne signe pas de contrat et ne manipule pas d'argent. Cela étant, l'existence d'un tel partenariat ou appelez-le comme vous voulez n'interdit en rien d'adopter d'autres solutions en fonction de ce que veut l'auteur. C'est une solution parmi d'autres, mais qui demande un peu de réflexion en amont.

Et parce que ça va sans dire mais ça va mieux en le disant : si je parle de Libri Editores, c'est parce que je ne connais pas d'autre assoc qui fasse de l'édition à compte d'auteur. Un tel montage fonctionnerait tout aussi bien avec une autre assoc ayant les mêmes caractéristiques utiles.

#JeSuisGrimur #OnVautMieuxQueÇa

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Peut-être serait-il judicieux de commencer par ce que tu proposes ici ?

Je ne m'oppose bien sûr pas à la réflexion d'un tel système mais, dans un premier temps, offrir d'autres services permettrait de se rendre compte de l'intérêt des auteurs pour la rémunération. Inutile de monter une usine à gaz avec les éditeurs si ça n'intéresse personne. ^^

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Auteur du sujet

Pour moi ça reste des trucs indépendant. La génération d'ebook (epub, kindle et pdf), c'est en route avec la zep 5. Ça arrivera a T1 - 2015 je pense. A partir de la les auteurs pourront proposer le contenu ailleurs et on pourra réfléchir a les aider.

Les dons direct, je pense que ça a reçu un bon écho, il faut faire un sujet dédié pour voir quels solutions on pourrait intégrer.

Pour les édition/impression, c'est forcément un truc qui va prendre plus de temps. Du coup lancer une discussion informel entre le CA et des gens du milieu de l'édition, ça ne nous coûte rien et ça peut débroussailler le chemin. Ça va prendre du temps mais on peut gérer ça en parallèle.

Par contre je suis étonné que personne n'ai eu d'autres idées que celles que j'ai proposé.

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Bonsoir la compagnie,

Je ne peux qu'être d'accord avec la rétribution des auteurs. C'est quelque chose qu'il y a quelques années j'avais déjà évoqué (dans une autre vie, sûrement). Le système de dons me semble une très bonne idée, même si assez peu répandue dans le grand public (vous avez un compte Flattr ?). L'impression à la demande me semble également être une superbe idée, même s'il faudrait un sujet à part entière pour en discuter, à mon humble avis. Je trouve par exemple que passer par un tiers n'est pas forcément une bonne idée ; même si je comprends très bien les problématiques liées à le faire en interne.

En tous les cas, un gros +1.

Kje, je pense que des solutions de rétributions, il n'y en a pas 50 si on veut rester dans l'esprit du site. ;-) Mais ça vaut le coup de se pencher dessus quand même !

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Bonjour,

Je profite de pouvoir me poser un instant pour faire une réponse un peu plus utile que ma précédente intervention.

Pour les possibilités d'édition papier, pourquoi pas, mais ça demande pas mal de boulot, je vais donc me concentrer ici sur la monétisation par micro dons, certains éléments de réponse s'appliquant également à l'édition papier.

D'abord, des auteurs ont exprimé un vif intérêt pour la chose. On manque de contenu, chouchouter les auteurs est la meilleure chose à faire. D'un point de vue pragmatique, le site zds a été créé pour proposer une plateforme de diffusion aux auteur, on a un auteur qui nous indique que c'est une des deux dernières fonctionnalités qui manquent pour qu'il abandonne son site perso. Autant finir le boulot, non ?

Ensuite, pour la façon dont ça doit marcher, si l'asso décide de gérer ça en interne, je démissionne du poste de trésorier. D'abord, la compta est tenue à la main, ce qui va être pénible avec des micro-dons. A ce jour, on est assez peu nombreux pour que ce soit gérable, mais ça ne suivra pas si le site croît. Plus important, nous sommes sous loi Française, qui est extrêmement lourde dès qu'il s'agit de services financiers, tels que les banques, les organismes de crowd-founding, … Je pense que ce n'est pas l'activité de ZdS, qu'on n'est pas compétents, et que notre mode de financement ne nous offre pas la solidité suffisante pour une activité de ce genre. Je ne suis personnellement pas compétent pour assurer les exigences d'activités financières, et je déconseille vivement à l'asso de prendre en charge cette responsabilité. Intégrer les services les plus populaires me semble être la meilleure solution à court et long terme.

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Je débarque un peu tard, mais pour un sujet créé le jour de mon anniversaire je me devais de participer. :)

En tant qu'auteur je plussoie l'idée des micro-dons via des services externes : c'est simple pour tout le monde dans le sens où les auteurs gèrent ça eux-mêmes et que l'impact (développement et légal) sur ZdS est plutôt léger (comparé à d'autres solutions j'entends).

Je suis aussi pour l'export des contenus vers Kindle, epub et autres. Je trouve par contre dommage que ce soit fait gratuitement, dans le sens où je trouverais normal que l'asso touche un pourcentage sur les contenus exclusifs (au moins ceux-là, c'est plus compliqué pour les autres). M'enfin, rien n'empêche les auteurs de faire des dons par la suite, en fonction des revenus (et si les dons peuvent donner droits à des réductions d'impôt, c'est encore mieux pour tout le monde :D ).

Mes tutos — Développeur JS (front principalement) — Consultant qualité, ergonomie et UX

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(et si les dons peuvent donner droits à des réductions d'impôt, c'est encore mieux pour tout le monde :D ).

viki53

Sauf pour l'état ;)

Phigger

Ça, c'est pas un problème, ils ont déjà des revenus plus que suffisants, ils savent juste pas les gérer. Nous autres manants, c'est l'inverse…

Mes tutos — Développeur JS (front principalement) — Consultant qualité, ergonomie et UX

+1 -1

(et si les dons peuvent donner droits à des réductions d'impôt, c'est encore mieux pour tout le monde :D )

De mémoire il faudrait que l'association soit reconnue d'utilité publique pour avoir (entre autre) le droit à la déduction d'impôts du don.

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