Comment tester si un médicament soigne une maladie ?

a marqué ce sujet comme résolu.
Auteur du sujet

Tout le monde se secoue ! :D

J’ai commencé (il y a 8 minutes) la rédaction d’un tutoriel au doux nom de « Comment tester si un médicament soigne une maladie ? » et j’ai pour objectif de proposer en validation un texte aux petits oignons. Je fais donc appel à votre bonté sans limites pour dénicher le moindre pépin, que ce soit à propos du fond ou de la forme. Vous pourrez consulter la bêta à votre guise à l’adresse suivante :

Merci !


Bonjour,

Ce tuto sort un peu de nulle part, puisque je l’ai écrit après le confinement un peu sur un coup de tête. C’est ma réponse à de nombreuses choses assez désespérante que j’ai pu lire ces derniers mois. J’ai fait le choix de ne parler explicitement ni de COVID, ni d’hydroxychloroquine, ni de Raoult, ni du Lancet. C’est volontaire, merci de n’utiliser aucun des 4 mots en commentaire. Sinon, je moinsse et je fais les gros yeux.

Ce qui est fait :

  • Le texte de la première partie ;
  • Le squelette de la deuxième.

Ce qui n’est pas fait :

  • L’intro, la conclusion ;
  • Les images et schémas ;
  • Les exemples et les sources (j’y reviens) ;
  • Le texte de la deuxième partie (1/3 écris à peu près).

Ce sur quoi je ne souhaite pas de retour :

  • L’orthographe.

Ce sur quoi je souhaite des avis ou retour :

  • J’utilise les termes "exposition" et "effet". C’est neutre et juste (ça englobe médicament, radiation, pesticide…), mais ça donne un style lourd et impersonnel. Au fur et à mesure de l’écriture, je me suis dit que mettre toujours "médicament" et "effet" (voire "maladie") serait plus lisible, et qu’une note appuyée en intro et conclusion suffirait pour rappeler le caractère générique.
  • J’ai du mal à trouver des exemples d’étude bien faite qui montre un effet. J’ai deux-trois trucs en tête, mais je connais surtout les mauvaises. :(
  • Pour les sources, j’ai fait ça de tête avec complément Wikipédia. Parce que même si je ne suis pas du domaine, c’est suffisamment générique / grand public pour que je connaisse. Mais j’aimerai bien une source fiable de ça.

Et comme toujours, justesse, pédagogie, style. Pour la densité, je rappelle qu’il y a aura des images qui allègeront le texte.

Édité par Gabbro

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

+2 -0

Cette réponse a aidé l’auteur du sujet

Salut,

NB : C’est un peu décousu, je suis désolé, mais j’ai écrit comme ça venait.

En l’état, c’est très dur à lire. J’ai pas essayé très fort, mais le vocabulaire me fait lâcher-prise. J’ai aussi une impression de typologie d’études, ce qui est un peu indigeste.

En fait, je pense que tu gagnerais à être spécifique, parce que je ne suis pas convaincu qu’on évalue tout à fait les différents effets de manière similaire, notamment sur les types d’études qu’on accepte de faire (notamment on évite d’irradier volontairement de manière importante des milliers de personne uniquement pour la science).

Je me demande si tu ne gagnerais pas à traiter progressivement et en séquence des différents écueils sur lesquels on peut tomber, et pourquoi c’est dur de faire une bonne étude. Par exemple :

  • on pourrait imaginer que juste filer un médicament à des gens malades suffit, puisque l’effet "guérir" serait mesurable ;
  • sauf qu’un effet absolument mesurable, c’est pas vraiment ce qu’on observe en général, donc il faut un groupe témoin qui ne prend rien pour pouvoir comparer ;
  • mais l’effet pourrait être simplement lié la prise de quelque chose plutôt qu’à la prise du médicament en particulier (tester l’efficacité vs. l’effet placebo) ;
  • mais on aimerait aussi juste voir les effets en cas d’absence de maladie (pour évaluer les effets des mauvaises prescriptions ou évaluer des effets secondaires ?, et donc on doit filer le médicament à des gens sains, et filer le placebo aussi à des gens sains pour le contrôle ;
  • mais on a toutes les histoires d’effets statistiques, donc on aimerait probablement avoir un peu plus de monde (ce qui peut devenir compliqué si on cherche comment la dose influe) ;
  • mais on veut se prémunir du fait que le patient sache si c’est le vrai traitement tout pas => simple aveugle ;
  • mais on veut aussi éviter que le médecin sache et ait aussi une influence => double aveugle
  • et on veut se prémunir de critères de sélection qui fausserait la comparaison des groupes => randomisation
  • etc.

Je pense qu’on aime bien aussi qu’il y ait une justification de pourquoi ça marche. Autrement dit, dans l’idéal, on sait aussi mettre en évidence le mécanisme d’action du médicament. Certains médicaments ont un mode d’action connu (parce qu’ils sont conçus pour ça), et parfois on les prescrit pour autre chose "parce que ça marche", mais sans que personne n’ait vraiment une idée claire de pourquoi… Et là j’imagine qu’on a pas mal d’études in vitro pour essayer de voir des trucs à plus petite échelle en espérant que ce soit pas beaucoup plus compliqué in vivo.

Tous les trucs que tu dis sur les études intentionnelles, je le mettrai en premier, parce que c’est quand même les études qui ont des conditions les mieux maîtrisées, c’est véritablement une expérience contrôlée plus qu’une observation avisée.


Les études intentionnelles maintenant.

Pour le cas témoin, j’ai relu tranquillement, et c’est pas très clair à moins d’avoir une idée de quoi on parle (ce qui est mon cas :D). Je me demande si tu gagnerais pas à avoir une progression du style :

  • on a toutes les possibilités suivantes :
    1. exposition à X favorise effet Y
    2. exposition à X ne favorise rien du tout
    3. etc.
  • si on avait 1, on devrait observer blablabla ; si on avait deux, on devrait observer blabla, etc. C’est plus ou moins une histoire de proba et on peut rajouter la magnitude de l’exposition et de l’effet (mais ça complique l’explication beaucoup je pense)
  • donc avec les effets et expositions connus, on peut tester ces différents hypothèses sur les différents groupes et voir ce qui colle.

J’ai du mal à voir la différence entre étude témoin et rétrospective. Je me suis aidé de ça pour comprendre : http://www.chups.jussieu.fr/polys/biostats/poly/POLY.Chp.15.4.html, mais je suis toujours un peu confus.

En fait, j’ai l’impression que les études témoins sont sans notion de temps, alors que pour les deux autres, c’est le cas. Mais tu ne mentionnes pas cette idée.


Après lecture, j’ai l’impression que je sais comment on teste, mais de manière légère : "avec des études diverses et variées", mais je n’ai pas l’impression d’avoir reçu une explication (pourquoi on fait de telle ou telle manière et dans quelle mesure ça marche).

J’aimerai bien qu’à la lecture, je puisse me dire :

  • On fait des études rétrospectives pour lier la survenue de l’effet à une éventuelle exposition antérieure et étudier l’influence du temps/quantité, mais on ne compare pas par rapport à une population qui n’a pas l’effet (au pif, on prend que les gens qui ont un cancer et on regarde s’ils ont fumé ou pas, mais on ne regarde pas les fumeurs qui n’ont pas eu de cancer).
  • On fait des études prospective pour jauger l’apparition de l’effet dans le temps quand on sait qu’il y a eu exposition (par exemple les travailleurs de Tchernobyl ou choses du genre), mais on ne peut rien dire sur l’apparition de l’effet sans exposition.
  • On fait des études témoins pour voir la corrélation entre exposition et effet, on sait comparer différents groupes (par exemple comparer le taux de crise cardiaque de gens ayant pris tel médicament vs. celui la population n’ayant pas pris le médicament).

Et des choses similaires pour les études intentionnelles (double aveugle pour éviter ça, randomisation pour éviter ceci, nombre important pour avoir telle propriété, etc.).


La deuxième partie n’est pas assez développée pour les commentaires. :)

+1 -0
Auteur du sujet

Merci beaucoup pour ce commentaire. :) Tu confirmes des choses que je voyais (le vocabulaire trop général, l’inventaire à la Prévert), et d’autres qu’il va falloir que je regarde plus en détail. Mais j’agrée globalement à tout ton commentaire. Ça fait trop longtemps que je n’ai pas écris sur ZdS, je perds la main, surtout sur des sujets assez complexes comme celui-ci. ^^

Encore merci, je mettrai à jour quand j’aurai quelque chose de plus exploitable.

Il y a bien des façons de passer à l’acte. Se taire en est une. Attribué à Jean-Bertrand Pontalis

+0 -0
Connectez-vous pour pouvoir poster un message.
Connexion

Pas encore membre ?

Créez un compte en une minute pour profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de Zeste de Savoir. Ici, tout est gratuit et sans publicité.
Créer un compte